Comment est née SC Afrique ?
À l’origine, avant que SC Afrique ne devienne une entreprise sénégalaise à part entière, Denis CRIDEL effectuait des missions au Sénégal et au Cap-Vert pour réaliser des études pour la Coopération Luxembourgeoise et des institutions internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds européen de développement. Avec l’augmentation des opportunités de contrats dans le secteur privé, il est devenu essentiel d’être reconnu en tant qu’entité locale. Ainsi, SC Afrique a été créée en 2003. Notons avec gratitude qu’Eiffage Sénégal a accueilli notre structure lors de ses premiers développements.
Quelles étaient les premières missions de SC Afrique ?
Nous avons débuté avec des missions principalement axées sur la statique et l’hydraulique. Les premiers projets auxquels nous avons participé incluaient l’hôpital de Saint-Louis, la construction de châteaux d’eau et de réseaux d’adduction d’eau villageoise, ainsi que la réalisation de quelques routes au Cap-Vert.
Vingt ans plus tard, quelles sont les activités principales de SC Afrique ?
Tout d’abord, nous avons développé un important service de topographie, réalisant des prestations en VRD et des études de structures, mais à une échelle bien plus importante. Actuellement, près de 50 personnes travaillent pour SC Afrique, alors que nous n’étions que quatre en 2017. Cette évolution remarquable est attribuable à la croissance constante du pays, générant la nécessité de créer de nombreuses infrastructures de base. Il existe un véritable besoin d’ingénierie locale adaptée aux réalités du pays.
Quelle est la réalisation majeure de SC Afrique depuis sa création ?
Je dirais que notre réalisation phare à ce jour est l’autoroute AIBD-THIES-SOMONE-MBOUR. Nous avons géré ce projet de A à Z, des études conceptuelles pour l’Agéroute Sénégal jusqu’aux plans d’exécution pour CWE.
Quels ont été les principaux défis au fil des ans et comment les avez-vous surmontés ?
Le défi majeur reste la pérennisation de l’activité, car le volume d’activité fluctue énormément d’une année à l’autre. Le deuxième défi est la formation des collaborateurs, tant en termes de qualité que d’expérience. Nous avons investi dans la formation de nos collaborateurs pour qu’ils disposent des compétences nécessaires. Faire confiance à la jeunesse a été une clé de notre succès.
Comment SC Afrique contribue-t-elle au développement économique et social des pays où elle intervient ?
Nous sommes physiquement présents au Sénégal depuis le début, et depuis 2019, nous avons ouvert des succursales en Guinée puis en Côte d’Ivoire. Nous avons également des projets au Bénin, au Togo, au Rwanda, et peut-être bientôt au Burundi. Notre impact est immédiatement visible à travers la création d’autoroutes, de stations d’épuration, de voies ferrées, contribuant ainsi aux besoins fondamentaux des populations. Nous avons participé à de nombreux projets du Plan Sénégalais Émergent du Président Macky Sall, ce qui nous remplit de fierté. Sur le plan économique, notre contribution di˝ ère considérablement de celle en Europe, mais nous sommes devenus une source d’emploi significative pour les ingénieurs locaux.
Comment les collaborateurs de SC Afrique vivent-ils le développement de leur pays à travers les projets qu’ils réalisent ?
Les équipes sont fières de participer à des projets impactants, comme la plateforme offshore au large de Saint-Louis. Chaque pro- jet influence positivement les collaborateurs, et leur implication se traduit par un sentiment de fierté. Personnellement, voir les infrastructures que nous avons créées, comme l’autoroute ou le chemin de fer, renforce notre fierté en contribuant à améliorer la vie quotidienne des gens.
Pouvez-vous donner plus d’exemples de projets ?
Tous les projets en Afrique sont stimulants, en particulier le projet gazier GTA Offshore qui est crucial pour l’émergence du Sénégal. Nous avons suivi ce projet de A à Z, travaillant avec des partenaires tels qu’Eiffage Génie Civil Marine et SAIPEM. Le projet du TER, reliant la gare de Dakar à l’aéroport, est également significatif, nécessitant une mise à jour en matière de sécurité et de normes ˙HSE. L’autoroute Dakar – Saint-Louis est un projet en cours pour divers clients, dont PFO et Sinohydro. Nous sommes également impliqués dans des projets plus modestes, tels que la réalisation d’une centrale photovoltaïque dans un village du nord du pays.
Quelles sont les perspectives de SC Afrique ?
Nos perspectives incluent une activité pérenne avec un chiffre d’affaires en constante progression. Nous aspirons à travailler sur des projets plus complexes, notamment en VRD et en mobilité, contribuant ainsi à la restructuration des réseaux de transport à Dakar et à l’extension du réseau ferroviaire. De grands projets, tels que le nouveau port de Ndayane construit par DP World, sont également à l’horizon. Nous croyons fermement aux opportunités liées à la mobilité des personnes et au transport des marchandises entre les pays africains.
Quel message souhaitez-vous transmettre au groupe et à vos collaborateurs ?
Tout d’abord, je tiens à remercier le Groupe pour son soutien financier continu, surtout pendant la période du Covid. Nous collaborons avec certaines entités du groupe, et je souhaite développer ces collaborations internes. À mes collaborateurs, je dis de persévérer, de s’investir dans les projets, et je leur exprime ma reconnaissance. Ils ne sont pas simplement des employés, mais font partie d’une petite famille unie, travaillant ensemble vers le succès.
En conclusion, je souhaite partager la passion de l’Afrique avec tous les lecteurs. L’Afrique est une richesse par sa diversité, sa créativité et ses valeurs de solidarité. J’encourage ceux qui le souhaitent à envisager des échanges et à passer quelques jours avec nous !
Interview réalisée par Diana CIPLEU.
Retrouvez l'intégralité du numéro spécial dédié au 20 ans de SC Afrique :

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